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Programme zéro-phytos

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Programme zéro-phytos 2017-05-19T17:18:20+00:00

Project Description

Le territoire s’engage vers le zéro-phytos

Parce que diminuer l’utilisation de l’utilisation de produits phytosanitaire permet non seulement d’être bénéfique pour l’homme et son environnement, mais aussi de faire des économies, la communauté de communes Sauer-Pechelbronn et 12 communes du territoires ont décidé de réorienter ensemble leur manière de gérer leurs espaces verts.

Cette démarche passe par plusieurs étapes

  • Faire un état des lieux des espaces publics (pelouse, jardinière, voirie, cimetière, terrain de foot…) et de la manière dont ils sont gérés aujourd’hui,
  • Pour chacun de ces espaces, indiquer le type d’entretien que la collectivité souhaite (naturel, intermédiaire, horticole),
  • Elaborer un cahier des charges avec les mesures à mettre en place sur chacun de ces espaces.

L’objectif est que chacune des collectivités engagées mettent en application un nouveau plan de gestion zero-phyto.

Avoir de bons légumes et de belles fleurs, le désir de tout jardinier… Avoir des espaces verts esthétiques et entretenus, l’objectif de toute commune…

Pourtant, jardiner rime souvent avec danger. En voulant éliminer les pucerons et les limaces, supprimer les herbes sauvages, les jardiniers sont trop souvent amenés à utiliser des pesticides et ainsi s’exposer à des substances potentiellement néfastes pour leur santé et pour l’environnement.

Parce que jardiner doit plutôt rimer avec bonne santé, la communauté de communes Sauer-Pechelbronn et les communes de Dieffenbach-lès-Woerth, Durrenbach, Eschbach, Forstheim, Froeschwiller, Gunstett, Lembach, Lobsann, Merkwiller-Pechelbronn, Preuschdorf, Wingen et Woerth ont décidé de s’engager dans une démarche.

Et par là-même, encourager leurs habitants à adopter les mêmes bonnes pratiques dans leur propre jardin!

Un pesticide est une substance qui est émise sur une culture pour lutter contre des organismes dits nuisibles. Il s’agit d’un terme générique rassemblant les insecticides, les fongicides (contre les champignons), les herbicides ou encore les parasiticides. Il englobe également le terme de produit phytosanitaire.

Savez-vous que chaque année, 5000 tonnes de pesticides sont répandues dans les jardins ou potagers ?
Savez-vous également que lors d’un traitement, plus de 90% des quantités utilisées n’atteignent pas le ravageur visé et se retrouvent ainsi dans le sol, puis la nappe phréatique ?

Outre la dégradation de la qualité de l’eau, les pesticides peuvent également avoir des effets collatéraux sur des auxiliaires prédateurs comme la coccinelle qui limitent naturellement les populations de ravageurs, sur les pollinisateurs comme les abeilles ou certaines plantes sauvages comme le coquelicot.

Les pesticides peuvent aussi présenter des risques directs sur la santé du jardinier qui les applique, mais aussi sur son entourage qui peut être en contact avec la zone traitée (enfants, animaux domestiques…).

Avant toute chose, un certain nombre de préconisations s’impose à tout jardinier qui souhaite appliquer des produits phytosanitaires : respecter les doses prescrites et les périodes adaptées, utiliser du matériel adéquat, se protéger, entreposer les produits dans un lieu sécurisé…

Ainsi, la communauté de communes a d’ores et déjà organisé des séances de formations avec la FREDON Alsace à destinations des élus et agents techniques chargés de la gestion des espaces verts afin de rappeler toutes ses bonnes pratiques.

Au-delà d’un bon usage des pesticides, c’est toute la gestion du jardin, des espaces verts en général qui est peut-être aussi à revoir.

Ainsi, pour limiter voire supprimer le recours à ces produits, il existe quelques trucs et astuces comme associer certaines plantes qui auront des effets bénéfiques réciproques (par exemple, certaines plantes aromatiques peuvent exercer une certaine protection contre les insectes ravageurs), utiliser des auxiliaires prédateurs, faire et utiliser son compost…

Mais jardiner autrement, c’est aussi accepter de redonner un peu plus de place à la nature et accepter une nouvelle esthétique dans le jardin et les espaces verts : tondre plus haut pour limiter la sécheresse et la repousse de graines indésirables, faire une fauche tardive dans les endroits qui ne sont pas souvent fréquentés, pour laisser le temps aux fleurs de fructifier et à la faune de s’y réfugier, ou encore laisser certaines plantes (pavot, bourrache) se développer dans des allées gravillonnées…

Elu en charge du projet :
Jean MULLER

Agent en charge du projet :
Frédérique WEBER

  • Tous concernés par les changements de pratique

    Consultez ici la présentation faite lors des réunions d’information organisées sur le territoire en avril 2016. Ce document présente les techniques pour jardiner autrement (bons outils, techniques), les plantes à favoriser pour les massifs ou haies.